18 janvier 2008

Le Mans


Le Mans pittoresque:
Voir le Fichier : LeMans.pdf


Le Mans est une ville de l'Ouest de la France, chef-lieu du département de la Sarthe et située dans la région Pays de la Loire. Ancienne capitale du Maine, Le Mans est une agglomération qui regroupe neuf communes et compte environ 194 825 habitants dans son unité urbaine (1999). La ville du Mans est labellisée "Ville d'Art & d'Histoire"[1] par le Ministère de la Culture. Elle est une ancienne Ville rouge, du fait de son architecture particulière, en partie conservée aujourd'hui, datant des premiers siècles de notre ère. De son histoire et de son patrimoine, elle conserve l'appellation de "Le Mans la solide".

Ses habitants sont appelés les Manceaux et Mancelles.


Le Mans
Blason de la ville du MansLe Mans : vue partielle de la muraille de la Sarthe
Pays

drapeau de la France

     France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
(préfecture)
Arrondissement Le Mans
(chef-lieu)
Canton Chef-lieu de 12 cantons
Code Insee 72181
Code postal 72000, 72100, 72085
Maire
Mandat en cours
Jean-Claude Boulard (PS)
2001-2008
Intercommunalité Le Mans Métropole
Coordonnées
géographiques
48° 01′ 12″ Nord
0° 11′ 56″ Est
/ 48.020013, 0.198784
Altitudes moyenne : 51 m
minimale : 38 m
maximale : 134 m
Superficie 5 281 ha = 52,81 km²
Population sans
doubles comptes
144 500 hab.
(2005 (est. INSEE))
Densité 2 754 hab./km²

Carte de localisation de Le Mans

Géographie  [modifier]

Le Mans se situe au confluent de la Sarthe et de l'Huisne, à environ 220 km de Paris et 200 km de Nantes. La ville marque la limite ouest du bassin parisien et le début du Massif armoricain. Son sous-sol de l'époque du Crétacé supérieur (Cénomanien) est composé de craie et de grès. La rivière Sarthe traverse la ville du nord au sud-ouest tandis que l'Huisne la sépare de l'est au sud-ouest.

Agglomération  [modifier]

 

L'avenue Bollée, axe automobile majeur de la ville

 

L'avenue Bollée, axe automobile majeur de la ville

Le Mans compte 146 105 habitants[2] intra-muros. Avec la création de Le Mans métropole, l'agglomération regroupe neuf communes et compte 194 138 habitants. L'aire urbaine regroupant les faubourgs et la banlieue s'étend jusqu'à plusieurs dizaines de kilomètres alentour, comptant plus de 293 159 habitants[3] en 1999.

Travaux et réalisations futures  [modifier]

La ville du Mans possède de nombreux projets pour son avenir proche:

  • Un nouveau musée spécialisé en archéologie, place des Jacobins en centre ville ouvrira mi-2008.
  • Un parc paysager avec un hôtel, et des résidences sur l'ancienne île aux Planches courant 2008.
  • Un "Boulevard Nature" de 72 km de long tout autour du Mans reliant les sites remarquables autour du Mans et réservé aux modes de transports doux (les cyclistes, les randonneurs, les rollers, les chevaux) sera achevé mi 2008.
  • Nouveau pôle hospitalier sud spécialisé en maternité sera ouvert début 2009 (Pôle femme-mère-enfant).
  • Un pôle d'échange multimodal (PEM)(trains, tramway, bus urbains, taxis, vélos, cars départementaux et régionaux), incluant une nouvelle gare routière, sera achevé en 2009 avec un nouvel hôtel de standing, un centre de conférence, 12 000 m² de bureaux.
  • Un nouveau stade de football pour le MUC 72 avec 25 000 places prévu pour 2009.
  • Une Cité des Musiques qui regroupera l'École Nationale de Musique, ainsi qu'un pôle musiques actuelles et un pôle associatif d'ici 2010.
  • Un multiplex cinéma-théâtre, place des Jacobins.
  • Restitution de la flèche et des pyramidons sur le beffroi de la cathédrale du Mans.
  • Construction de la ZAC de l'ardoise au Nord du Mans
  • Developpement des Portes de l'Océane
  • Dédoublement de la rocade Nord avec construction d'un passage tunnel sous l'echangeur de Coulaines

Espaces verts  [modifier]

 

Les quinconces des Jacobins illustres historiquement pour les événements sanglants qui s'y déroulèrent

 

Les quinconces des Jacobins illustres historiquement pour les événements sanglants qui s'y déroulèrent

La ville est labélisée Ville d'art et d'histoire et à été élue deuxième ville la plus "verte" de France[4], après Nantes. S'y déroulent chaque année les Journées Européennes du Patrimoine. Du fait de son étendue, Le Mans est aux portes de la forêt et jouxte les bois de Changé et le parc de l'abbaye de l'Épau. La création de « l'Arche de la nature » a permis aux citadins de profiter de la pleine nature à quelques kilomètres de la cité. Pour le centre, la ville dispose de nombreuses pelouses et parcs, jusque dans la vieille ville, notamment en bordure de la muraille, et proche de la cathédrale avec les Jacobins.

Avec le nouveau tramway, sont apparus de nouveaux « tapis d'herbe » et les grandes artères sont bordées d'arbres. Le campus de l'université du Mans bénéficie lui aussi d'un cadre naturel privilégié du fait de son étendue. Le jardin des plantes, vestige de l'époque des grandes explorations, propose un jardin à l'anglaise et un autre à la française avec une roseraie et un kiosque à musique. Le parc du musée de Tessé avec les Quinconces des Jacobins forment un ensemble important au cœur de la cité. Sur les hauteurs du Vieux Mans, se trouve l'Esplanade du Bicentenaire, un parc boisé, bâti dans les murailles qui offre un panorama sur la Sarthe, ainsi que le nord de la ville. Les Jardins Pierre de Ronsard, séparés en trois jardins, offrent un petit espace de verdure au Sud-Ouest de la vieille ville situés au devant de la Collégiale Saint-Pierre-La-Cour. Le "Pont-neuf", qui relie le centre à la vieille ville les traverse. Sur le plus grand pont, situé au dessus du tunnel, se trouve le Square Dubois.

Le Parc de la préfecture, a vu l'intervention de Paul de Lavenne Comte Choulot[5],[6], dont on disait de lui qu'il était le Capability Brown français.

Le Mans est une ville fleurie[7] avec 3 fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris, tandis que dans l'agglomération, la ville de Coulaines en possède 4: Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg .

Espaces fluviaux  [modifier]

Article détaillé : Espaces Fluviaux du Mans.

 

Le port du Mans vu de la rive gauche de la Sarthe.

 

Le port du Mans vu de la rive gauche de la Sarthe.

La ville du Mans est traversée par deux rivières distinctes : l'Huisne et la Sarthe, toutes deux de taille moyenne. L'eau nécessaire pour alimenter les foyers de la ville et de son agglomération est tirée de l'Huisne exclusivement, La Sarthe étant impropre à la consommation.

Sur l'ensemble de la ville, les deux rivières sont navigables par des bateaux ou des péniches de taille moyenne. Le port, non loin du centre ville, est situé sur la Sarthe. Il bénéficie d'un tourisme fluvial léger, le commerce privilégiant le train ou les liaisons routières. Autrefois, la Sarthe et l'Huisne accueillaient des transporteurs fluviaux pour le commerce extra-départemental. Les quais étaient aménagés en proportion à de nombreux endroits et reflétaient bien l'aspect de "ville industrielle". Le trafic s'est peu à peu estompé et a privilégié les déplacements sur la Seine ou la Loire, plus aisément navigables. Les infrastructures routières, ferroviaires et aériennes remplacent aisément l'ancien usage de l'espace fluvial du Mans.

Sur ces deux rivières, les crues sont rares mais existantes cependant. L'inondation de 1995 avait par exemple immobilisé la plupart des ponts de la Sarthe en contrebas du vieux Mans, non loin du tunnel. Cette partie de la ville est donc sous le risque des eaux en cas de pluies diluviennes. Après cette inondation, des bassins de rétention d'eau ont été créés en amont de la ville. L'Huisne, elle, est épargnée, ou du moins ne bloque pas la circulation intra-muros. Le pont de Pontlieue en est un exemple : la construction est trop haute pour être inondée.

Les ponts possèdent quelques histoires particulières et ont été quelquefois symbole de l'architecture de la ville. Outre le Tunnel du Mans qui amène à la Sarthe, certains ponts détruits marquent l'histoire de la ville. On voit par exemple le pont des Vendéens partiellement détruit mais toujours accessible, remplacé par le pont de Pontlieue. On a également vu apparaître sur la Sarthe des "ponts en X" pour permettre au tramway de traverser plus facilement l'axe fluvial et mieux desservir les différents quartiers. Ces ponts ont été détruit, d'autant que le tramway avait lui aussi été retiré.

Histoire  [modifier]

 

Blason de la ville du Mans

 

Blason de la ville du Mans

Blasonnement et couleurs de la cité  [modifier]

De gueules à la croix d'or chargée d'une clef de sable en pal et cantonnée de quatre chandeliers d'argent ; au chef d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or, l'écu bordé d'or.

Les couleurs "sang et or" ont été reprises notamment pour la formation du principal club de football du Mans. Aujourd'hui les couleurs de la ville ont changé. Elles se rapprochent du orange, cette même couleur qui prédomine sur la muraille gallo-romaine. Cette couleur est également le symbole du rouge qui se passe et qui vieilli, à l'image de la ville qui a vécu et s'est préservée tant bien que mal, parmi les innombrables guerres, les famines ou les incendies.

Dénominations et surnoms  [modifier]

 

vue de la muraille nord-ouest du Vieux Mans

 

vue de la muraille nord-ouest du Vieux Mans

Le Mans est baptisée de divers surnoms. Ils évoquent surtout l'histoire de la cité, plus que ses qualités propres.

  • La capitale Plantagenêt, par sa dimension historique et son importance dans les relations Franco-Anglaises. De même, la dénomination de Capitale du Maine lui fut attribuée durant toute l'époque ou cette région a existé.
  • La cité Sang et Or, du fait de la couleur de son blasonnement.
  • La ville rouge, à cause de sa muraille et de la couleur de cette dernière.
  • Le berceau de l'automobile[8], pour le travail de la famille Bollée et la création de la Mancelle. On voit également l'implantation des usines Renault.
  • Le Mans, la solide, grâce à son patrimoine architectural conservé intact pendant des années.
  • L'ouvrière, car ayant été l'une des plus grandes plaques tournantes industrielles de l'ouest de la France durant les 19e et 20e siècles.
  • La plaque tournante de l'Ouest ou Porte de l'Ouest[9] pour son réseau autoroutier en étoile à 5 branches, son rôle de distributrice ferroviaire et quelques fois aérien.

De l’époque gallo-romaine jusqu’à la Renaissance  [modifier]

L’origine de la commune du Mans remonte à l’Antiquité. Des fouilles archéologiques ont permis de découvrir des traces d’un oppidum sur la colline du vieux Mans où vivait un peuple gaulois : les Aulerques cénomans. Le Mans (alors nommée Vindunum du celte vindon, blanche et dunon, colline, forteresse) est conquise en 56 av. J.-C. Le territoire se développe alors pour devenir l’une des principales villes de l’ouest.

Vers la fin du IIIe siècle, la Gaule est envahie à plusieurs reprises par les Barbares. Les habitants se réfugient alors sur la colline du Mans et construisent une muraille de l'an 270 à l'an 300 (encore visible aujourd’hui).

Au cours des IVe et Ve siècles, des peuples barbares (Vandales) traversent la région puis s'y installent (Francs saliens). Cette « barbarisation » va amener au Mans le christianisme par le baptême de Clovis Ier. Il laisse, sous conditions, la ville entre les mains d'un barbare: Rignomer. Ce dernier est finalement assassiné au sein même de la cité, sous les ordres de Clovis lui-même.

Du Ve jusqu’au XIIIe siècle, Le Mans connaît une période « d’anarchie féodale ». Le fait le plus important de l’époque est sûrement la christianisation du Mans par saint Julien qui aurait été le premier évêque. L’évêché du Mans est très important puisque c’est alors l’un des plus étendus du royaume. De nombreux édifices religieux ont été construits durant cette période.

En 865, Le Mans est attaquée par les Vikings du chef Hasting, qui sont battus par les comtes de la région. Mais Hasting revient au printemps 866, et pille la ville[10].

 

Palais des comtes du Maine où naquit Henri II d'Angleterre futur roi d'Angleterre

 

Palais des comtes du Maine où naquit Henri II d'Angleterre futur roi d'Angleterre

La ville connaît peu de périodes de paix et de développement jusqu’au XIIIe siècle. Après le règne de Charlemagne, les comtes du Maine règnent de Roger V en 895 à Eremburge qui épouse en 1110 Foulque V d'Anjou. De cette union naît au Mans Geoffroy le Bel dit Plantagenêt, fondateur de la dynastie du même nom. Il régnera sur le Maine et l'Anjou de 1128 à 1151. Son mariage en 1128 avec Mathilde d'Angleterre lui permet après plusieurs campagnes militaires de se proclamer duc de Normandie en 1144. Le Mans devient le point de départ et le centre de ce qu'on appellera « l'empire Plantagenêt ». Son fils Henri II fait valoir ses droits sur l'Angleterre dont il est proclamé roi en 1154. Richard Cœur de Lion, dont l'épouse, Bérengère de Navarre se retirera au Mans où elle fondera l'abbaye de L'Épau, lui y succédera en 1189. Puis Jean sans Terre abandonnera définitivement la ville à Philippe Auguste en 1204. La période de violences féodales s’achève alors. La monarchie, appuyée par l’Église, s’affirme et l’emprise de la ville se fortifie par sa fonction religieuse et son rôle économique. Le Mans s’agrandit hors des murs. De nouvelles voies d’accès sont aménagées, la navigation sur la Sarthe devient plus active et la circulation des hommes et des marchandises s’accentue avec la création de marchés et des foires.

Lors de la guerre de Cent Ans, Le Mans est le théâtre de plusieurs batailles, obligeant les Manceaux à se replier derrière les murailles et à raser les faubourgs. Les Anglais sont définitivement repoussés en 1443. Au lendemain de cette guerre, Le Mans connaît une nouvelle expansion. Après la mort du dernier comte Charles en 1481, le roi Louis XI hérite du Maine. La ville se transforme, les affaires reprennent et la culture se répand.

Lors des guerres de religion entre les calvinistes et les catholiques, qui durent quarante ans, Le Mans n’est pas épargné. La nouvelle du massacre de la Saint-Barthélemy atteint la ville fin août, mais la municipalité protège les protestants en les emprisonnant[11].

L’affermissement de la monarchie met fin aux discordes générales et assure la paix dans le Maine.

Les habitants du Mans étaient autrefois surnommés: Normand et demi (surnom moqueur tiré du fait que le chapon du Mans valait ce prix la, c. à d. 1 mansais ou mansois [ancienne monnaie des seigneurs du Mans] = 1 normand ½, soit 1 denier ½ français).

Développement industriel  [modifier]

 

Statue en hommage à Wilbur Wright sur la place des Jacobins

 

Statue en hommage à Wilbur Wright sur la place des Jacobins

Les XVIIe et XVIIIe siècles sont marqués par le développement de l’artisanat, notamment en ce qui concerne la production de cire et de textile. La production de cierges et de bougies sera remarquée et appréciée dans tout le pays et jusqu'auprès de la cour. Pour le textile, l’invention en 1650 d’une nouvelle étamine va permettre aux métiers à tisser du Mans d’avoir une renommée internationale (en 1740, deux tiers de la production étaient exportés à l’étranger). L’industrie textile sera la plus dynamique jusqu’au XIXe siècle avec la fabrication de toile de jute.

Très vite, les Manceaux comprennent l’importance du chemin de fer. En 1844, Le Mans s’intéresse à la ligne Paris-Rennes. Alençon et Le Mans se disputent cette ligne. Finalement, l’agglomération mancelle est choisie. Ce nouvel aménagement a changé la structure de la ville ; de nouvelles industries et commerces se sont implantés. La population grossit et la ville s’étend.

En 1842, Ernest Sylvain Bollée installe sa fonderie de cloche et par la suite crée plusieurs grandes entreprises. Son fils, Amédée Bollée père crée plusieurs voitures à vapeur à partir de 1873. En 1896, Amédée Bollée fils fabrique sa première voiture à essence, l'entreprise qu'il créa alors existe toujours. Léon Bollée, le deuxième fils d'Amédée Père, invente à l'âge de 19 ans une machine à calculer et fondera ensuite une entreprise d’automobiles qui fonctionnera jusque dans les années 1930.

En 1885, les entreprises mancelles déclinent ou stagnent. Seule la fonderie, avec l’essor de la mécanique, progresse. On développe le chemin de fer au sein du département de la Sarthe ainsi qu’un premier réseau de lignes téléphoniques en 1893.

Avec l’essor de l’automobile, Georges Durand fonde l’Automobile club de la Sarthe qui devient bientôt l’Automobile club de l’Ouest (ACO). Il organise un premier grand prix en 1906.

C'est au Mans, par un autre passionné d'automobile que va passer la création de ce qui deviendra plus tard la sécurité sociale et par un esprit communautaire acerbe à l'image de Ariste Jacques Trouvé-Chauvel, que va se développer la construction immobilière dont sont issus les alignements de « mancelles », initiée par la création de ce qui donnera plus tard naissance aux groupes d'assurances, de banques et de mutualités.

Parallèlement, l'aviation connaît ses premiers balbutiements initiés par Wilbur Wright invité par les frères Bollée, et c'est aux Hunaudières le 8 août 1908 que décolle le Flyer.

Urbanisme  [modifier]

La ville  [modifier]

 

L'étang du jardin des plantes et son geyser

 

L'étang du jardin des plantes et son geyser

La ville est très verte, près de 51 % des habitations de la métropole possèdent un jardin hérité de la tradition agricole et mutualiste des habitants de la cité. Son urbanisme, assez décousu, est très variable d'un secteur à l'autre et propose des zones d'habitations et d'activité denses comme des zones quasiment vierges. L'urbanisation actuelle touche tous les secteurs et comble petit à petit les nombreux espaces vierges ou faisant l'objet de restructurations. La ville est composée en grande partie de zones résidentielles dont les habitations sont majoritairement d'anciennes maisons ouvrières collées les unes aux autres, bâties dans un même style: la maison dîte "mancelle", symbole du passé de la ville. Des résidences HLM, très disparates d'un quartier à l'autre et des immeubles récents sont en opposition totale avec les anciens quartiers ouvriers. Le centre ville est tout aussi varié, on y trouve les plus grands immeubles de la ville, construits récemment (années 1970-80), comme la Tour Emeraude et des ruelles marchandes regroupant les maisons bourgeoises plus anciennes. Le vieux Mans propose quelques demeures conservées comme la maison de la reine Bérangère, les habitations les plus remarquables étant les hôtels particuliers, dominant la ville de par leurs placements en haut de la muraille romaine dans la Cité Plantagenêt. Les extrémités Nord et Sud de la ville sont réservées aux Zones Industrielles et Commerciales.

Le Mans Métropole: 1re couronne Mancelle  [modifier]

Le Mans Métropole est une communauté urbaine formée par la ville du Mans elle-même, à laquelle s'ajoutent huit autres communes environnantes. Ces communes ont largement profité des trente glorieuses, à l'inverse de la ville-centre. Les communes d'Allonnes et d'Arnage au Sud, qui formaient encore des bourgs jusqu'aux années 1960, ont été pleinement intégrées à la Communauté Urbaine du Mans, puis à Le Mans Métropole. La péri-urbanisation a gagné en puissance ces vingt dernières années, paradoxalement à la ville-centre. Sur ce territoire d'une centaine de kilomètres, l'urbanisation touche seulement 72% de l'espace. Les deux communes les mieux intégrées restent les villes de Coulaines par sa proximité directe au Secteur Nord-est du Mans, ainsi qu'Allonnes qui depuis une cinquantaine d'années s'est développée grâce à son statut de ZUP. L'INSEE lors de ses recensements limite la communauté urbaine à ces seules communes alors que les 3/4 des habitants vivent toujours dans la métropole directrice. Les huit communes contiguës apportent beaucoup au Mans par leur dynamisme en temps que zones tertiaires ou de grandes activités commerciales (La Chapelle-Saint-Aubin ou Saint-Saturnin par leur échangeur autoroutier "Le Mans-Nord" pas exemple). Reste qu'elles ne composaient en 1999 que 1/3 de la population de Le Mans Metropole avec 45 300 habitants. Cette première couronne est moins étendue que le projet de Schéma Directeur du Mans, initié en 1973, qui regroupait 25 communes autour du Mans. Ce schéma est aujourd'hui consulté par les services départementaux pour l'aménagement du territoire Manceau. En 1999, l'INSEE a décompté 225 500 habitants pour ce projet, tandis que le bassin d'emploi de Le Mans Metropole atteint 310 000 personnes.

2e couronne Mancelle  [modifier]

La 2e couronne est la plus défavorisée dans tous les sens du terme. Moins puissante économiquement que la première, les communes sont tiraillées entre l'attraction effectuée par la ville-centre, et les petites puissances qu'exercent les bourgs de la troisième couronne. Leur structuration est plus faible que les communes directement liées au Mans. Ces communes n'ont pas de puissance économique comme l'auraient les villes de la métropole et ne possèdent pas de rôle majeur. Elles ne sont pas le moteur de l'économie mancelle. La différenciation est nette au niveau du peuplement. Les politiques des municipalités visent la satisfaction de leurs habitants et le bien être de la population et non un regroupement en une vaste structuration. C'est ainsi une intention d'être plus proche de la population résidente, plutôt que de se trouver englober dans une grande aire urbaine. Ces communes possèdent cependant une forte attraction résidentielle avec la création de lotissements pavillonnaires. Vis-à-vis du Mans, ces communes se trouvent en périphérie de 15 kilomètres environ. Les villes de La Milesse, de Champagné, de Saint-Pavace ou de Spay y sont intégrées.

3e couronne Mancelle  [modifier]

La troisième couronne est plus puissante que la seconde. Elle est composée de bourgs ou de petites villes capables d'une grande attractivité. Elles se situent à environ 30 kilomètres du Mans. Deux pôles peuvent être distingués: à l'Est avec Montfort et Connerré, et au Sud-Ouest avec La Suze. Ces dernières ont vu un étoffement des services proposés par ces communes. Cela s'est suivi d'une augmentation de la population. La Suze par exemple a vu l'installation de petits pôles industriels comme celui de Valeo. Ces villes sont desservies par le TER depuis la gare du Mans et se situent sur le passage de grandes lignes comme Le Mans-Paris ou Le Mans-Nantes. La grande majorité des migrations quotidiennes vers la ville-centre se font dans cet espace de troisième couronne. Ces espaces sont plus développés au Sud de la ville du Mans. Au nord, les villes comme Saint-Jean-d'Assé sont trop éloignées pour constituer une véritable continuation de la couronne. La ville de La Bazoge à une quinzaine de kilomètres au Nord du Mans, signale la fin de cet espace peri-urbanisé.

Démographie  [modifier]

Évolution démographique
1901 1906 1911 1925 1926 1935 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999
63 272 65 467 69 361 71 785 72 867 76 868 84 525 100 455 111 988 132 181 143 246 152 285 147 697 145 502 146 105

 

Vue de la gare sud

 

Vue de la gare sud

Le Mans était peuplée de 19 030[12] habitants en 1806, de 65 467 habitants un siècle plus tard (1906), les dernières estimations de l'INSEE pour 2005 faisaient état de 144 500 personnes. Selon le dernier recensement général de la population de 1999, l'unité urbaine du Mans compte 194 825 habitants tandis que son aire urbaine en totalise 293 159. Le bassin d'emploi de la ville touchait environ 310 000 habitants en 1999.

Au fil des siècles, la petite ville industrielle est devenue une ville à vocation régionale. Elle a bénéficié du développement des infrastructures et de la décentralisation industrielle d’après-guerre. La concurrence des villes proches (Angers, Nantes, Tours, Rennes) ne lui ont pas permis de se développer davantage. Toutes ces villes se sont en quelque sorte « neutralisées », stagnant par leur croissance en fin des années 1990, puis reprenant une certaine dynamique au cours des années 2000. Néanmoins, on constate un regain de développement démographique grâce à l'arrivée d'actifs en provenance de Paris qui souhaitent continuer leur activité salariale en région parisienne tout en vivant au Mans (55 minutes en TGV de la gare Montparnasse), elle fait partie de la dernière couronne de la ville de Paris.

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